L'Histoire de la Corée dans le prisme des sciences de l'homme (1820-1910): théories et débats de la communauté scientifique française sur le "Pays du Matin Calme"

Bonnin, Guilaume

Cette communication a pour but d’analyser le discours français sur la Corée et ses habitants, tant dans ses ruptures que dans ses continuités. Or, dans la France du XIXesiècle, la "Question Coréenne"est un sujet soulevé tardivement. En effet, il est couramment admis que, dès la fin du XVIIIesiècle, les intérêts français en Asie Orientale se sont principalement portés vers le sud de la Chine et l’Indochine. Ce n’est qu’à la suite d’un Traité d'amitié, de commerce et de navigation signé en 1886 que la Corée s’ouvre à la France. Celle-ci, comme les autres puissances occidentales, s’engage alors dans ce qui apparaît comme l’une des dernières sphères de domination possible dans le nord-est asiatique. Dans le contexte des rivalités internationales de l’époque, d’un monde savant français en quête de nouveaux objets d’étude, les nombreux récits de voyage et l’émergence des études coréennes offrent des originalités scientifiques et littéraires. Au travers des outils techniques modernes de diffusion du savoir et des "acteurs"de terrain (diplomates, voyageurs et missionnaires), nous mettrons en évidence la réalité de l’utilisation des sciences de l’homme, et ce en particulier dans le domaine de l’anthropologie. Ainsi, c’est sur le terrain de l’approche "coréanologique"que va porter notre travail, à savoir celui du regard posé par la France sur ce pays. Avec comme sources principales les comptes rendus et relations d’expéditions, la production littéraire française et la presse grand public et spécialisée, il nous sera alors possible de faire un bref panorama de la science française sur la Corée, et ce à une époque charnière de son histoire.

In diesem Beitrag werden die Kontinuitäten und Brüche im französischen Diskurs über Korea und seine Einwohner analysiert. Im Frankreich des 19. Jahrhunderts kommt die “koreanische Frage“ eher spät auf, da die französischen Interessen seit dem Ende des 18. Jahrhunderts in Ostasien an erster Stelle auf den Süden Chinas und Indochina gerichtet waren. Erst in der Folge eines 1886 abgeschlossenen Vertrages über Freundschaft, Handel und Navigation öffnete Korea sich für Frankreich. Genauso wie die anderen westlichen Mächte engagierte sich Frankreich in diesem Land, das eine der letzten offenen Einflusssphären im asiatischen Nord-Osten darstellte. Im Zusammenhang mit den internationalen Rivalitäten der damaligen Zeit und einer wissenschaftlichen Öffentlichkeit in Frankreich auf der Suche nach neuen Studienobjekten bieten die zahlreichen Reiseberichte und die Entstehung von Studien über Korea wissenschaftliche und literarische Bezugspunkte. An Hand moderner technischer Werkzeuge, der Ausbreitung des Wissens und der Akteure vor Ort (Diplomaten, Reisende und Missionare) werden in diesem Aufsatz die Anwendung der Geisteswissenschaften und hier insbesondere der Anthropologie untersucht. Es wird in dieser Arbeit um einen coréanologischen Ansatz gehen, das heißt, um den französischen Blick auf das Land. Anhand von Berichten und Schilderungen über Expeditionen, den französischen literarischen Werken sowie der spezialisierten und der Publikumspresse wird ein kurzer Überblick über die französischen Korea-Forschung des 19. Jahrhunderts gegeben, also während einer wichtigen Phase in der Geschichte des Landes.

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